Réécrire un rêve, transformer un cauchemar

L’hypnose comme la PNL permettent de jouer avec les sous modalités pour réencoder nos perceptions inconscientes, afin de les rendre plus acceptables, plus faciles à appréhender. Nous avons vu dans un précédent post comment jouer avec les sous modalités. N’hésitez pas a vous y référer pour vous trouver de l’inspiration qui vous aidera dans l’exercice proposé aujourd’hui.

Quand je parle de cauchemar, il peut s’agir finalement de deux choses :

  • Une situation qui se présente de manière récurrente et vous fait ressentir systématiquement cette sensation désagréable (et c’est parfois peu de le dire). Vous avez donc conscience du cauchemars que vous vivez.
  • Des troubles du sommeil ; vous faites des cauchemars la nuit qui, parfois, vous font appréhender le fait même de dormir. Ces cauchemars là sont généralement le résultat d’une situation que vous vivez, avez vécu, ou appréhendez de vivre et dont vous n’avez pas nécessairement conscience. La nuit, pendant votre sommeil, les informations sont traitées et les états de faits sont actés sous forme d’images et scénarios symboliques. Votre inconscient vous envoie des indices mais il n’est pas toujours simple de les décoder et de savoir consciemment ce qu’il tente de nous faire comprendre.

Réécrire le cauchemar, c’est une manière de communiquer avec son inconscient dans son langage à lui. Vous pouvez alors lui demander ce que vous aimeriez voir changer dans votre vie, sans même passer par la conscience. A partir de là, les informations sont traitées à un autre niveau de conscience et vous n’avez plus qu’à vous laisser surprendre, tant des sensations qui changent en vous d’un manière générale, tant de ce qui change plus spécifiquement dans votre vie après cette expérience là !

Comment on fait ?

1 / On regarde son cauchemar tel qu’il est, et dès que le moment critique arrive, on met le cauchemars sur pause

2 / On joue avec les sous modalités pour transformer la scène. On devient le metteur en scène du scénario qui se joue … Comme si le film n’était pas satisfaisant pour le réalisateur et qu’il vous demandait de le rendre plus convenable et plus agréable à regarder. Vous pouvez changer la manière de jouer des personnages, enlever des personnages, en rajouter. Vous pouvez changer des éléments du décors, vous pouvez changer les scripts, les jeux de lumière, les zoom, les plans … Vous décidez !

3 / On relance le film … S’il est convenable c’est super, s’il ne l’est pas vous reprenez les étapes 1 et 2 !

Vous êtes le metteur en scène, incarnez pleinement ce rôle et soyez exigent sur ce que vous demandez.

Après la transformation du cauchemar, quand vous jouez le film et qu’il est plaisant pour vous, il est possible que vous preniez alors conscience de quelque chose d’important à votre sujet (l’hypnose et la pnl sont vraiment des outils de découverte et de connaissance de Soi). Si ce n’est pas le cas, n’y pensez plus et voyez comment les choses évoluent !

Partage d’expérience :

Je faisais un cauchemars récurrent, plus jeune je le faisais chaque année avant la rentrée des classes, et l’idée même de ce cauchemar était effrayant pour moi. Je l’ai refait plus tard, quand j’avais des choses importantes qui se jouaient dans ma vie (déménagement, réunion importante …) :

Je suis dans le rouleau d’un énorme vague, secouée dans tous les sens, et je crois que je vais me noyer. Quand enfin la vague se calme et que je ressors la tête de l’eau, je suis consciente qu’une deuxième vague arrive. Je dois donc rapidement me mettre en sécurité sur le sable sec un peu plus haut, je vois le sommet ! Je sors vite de l’eau et monte la dune, qui s’effondre à mesure que je la gratte, je n’ai aucune prise, et la seconde vague arrive … ET CAETERA !

C’est ça mon cauchemars, selon les nuits, je peux prendre une vague avant de me réveiller, ou une infinité encore, et encore, et encore !

Consciemment je me dis tout simplement que j’ai peur de la rentrée, ou de ne pas réussir ce que je dois faire, ou de ne pas avoir envie d’aller en cours. Mais ça c’est le mental qui l’interprète, alors même si c’est probable, la communication entre mon conscient et mon inconscient ne se fait pas correctement.

Il n’y a pas plus mauvais interprète que le mental, pour traduire ce que l’inconscient et le conscient essaient de se raconter ! S’il était doué en traduction, ça fait longtemps que ça se saurait !

C’est pour cela qu’avec l’hypnose et la PNL, on parle souvent en image.

On le court circuite gracieusement … Et CA MARCHE !

Un jour, il n’y a pas si longtemps, je décide de faire une réempreinte de rêve. Il est temps de cesser de jouer ce rêve là, et d’en jouer un autre. Je regarde alors ce cauchemars et je le met sur pause après le premier rouleau : La vague est partie, j’ai la tête hors de l’eau et je m’apprête à grimper la dune quand le réalisateur dit STOP ! « elle est pourrit cette scène, ça ne fonctionne pas ! On sait très bien qu’elle ne montera jamais en haut comme ça, et sauf erreur de ma part, c’est bien ça qu’on cherche ? ».

Il cherche donc un moyen de faire monter cette petite tête blonde en haut de la dune, mais il n’y a manifestement AUCUN moyen envisageable de ce côté là. Il faut trouver autre chose.

Et le réalisateur, très créatif, se dit « Elle ne peut pas monter sur la dune, mais elle peut aller de l’autre côté. Dès que le rouleau s’en va, elle nage vers la mer loin. » Alors elle nage loin.

Et quand elle est assez loin, elle regarde la mer, le sable, la dune et le paysage derrière (paysage qu’elle n’avait d’ailleurs pas vu depuis longtemps). D’où elle est, elle voit les puissants rouleaux s’enchainer les uns après les autres sur la plage.

Quand je rejoue le rêve de cette manière, je me dis quand même que si je reste ici, je vais me fatiguer à nager sur place et finir par me noyer quand même (ça c’est la petite voix du mental, qui regarde le problème plutôt de s’orienter vers une solution ; mais comme le processus est lancé et que le metteur en scène est déterminé à faire un film sympa, il reprends le contrôle).

Il impose à la petite tête blonde de faire la planche. Quand on fait la planche, il n’y a pas d’effort particulier à faire pour flotter et rester la tête hors de l’eau. Pendant ce temps là, la petite tête blonde peut respirer, et le metteur en scène a le temps de réfléchir.

Il décide de lui envoyer un radeau, qui viendrait de nulle part et se cognerait contre son épaule. Du coup elle regarderait le radeau et se dirait « ouf, je suis sauvée ! » et elle monterait dessus !

Seulement, sur le radeau, la petite tête blonde n’est toujours pas à l’abri et pas sortie de l’eau !

Alors il teste (accueil de ce qui se présente, non jugement, tests divers options …) : elle peut avec son radeau surfer au dessus de la vague.

Elle attend la plus grosse vague qui soit et flotte dessus sur son radeau de bois (qui en fait était une palette); et la vague est tellement grosse que le radeau arrive au dessus de la dune avant que le rouleau n’éclate en dessous !

L’objectif est atteint. Je me réassocie alors au rêve et revis cela de cette nouvelle manière !

Arrivée en haut de la dune, je regarde les vagues en bas ! Elles ne m’effraient plus … J’ai même une drôle de pensée : maintenant que je connais une stratégie efficace pour revenir sur la terre ferme, je pourrais retourner un jour jouer dans ces vagues si je veux ! et je m’en vais de l’autre côté vers la ville !

Si vous testez, n’hésitez pas a me raconter votre expérience ! Et si vous souhaitez que je vous y accompagne, on peut explorer cela ensemble … C’est de la régalade …

Qu’est-ce que ça a changé chez moi ? J’ai trouvé un sentiment profond de sécurité. Et j’ai compris que ce n’était pas en en faisant plus que j’atteindrais mes objectifs, mais en prenant un autre chemin, même si ce chemin n’était pas le plus évident, ni le plus court, ni le plus « logique » … Il fallait juste qu’il soit cool !

Pour d’autres personnes, le même rêve aurait pu se transformer de manières différentes (en faisant venir des alliés, en faisant le vent arrêter de souffler pour que les vagues s’arrêtent, en faisant changeant le sable par de la roche … L’hypnose est une expérience vraiment intime. Personne ne sait ce qui fonctionnera pour vous avant que vous n’en témoignez !

Je vous souhaite … « des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns » (Jacques Brel)

A demain !


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